L‘impact de l’Intelligence Artificielle 2020 dans nos organisations

Impact ai

IMPACT AI est un collectif de réflexion dont l’ambition est d’éclairer les enjeux éthiques et sociétaux de l’intelligence artificielle et de soutenir des projets innovants et positifs. En signant la Charte, Dynacentrix s’engage à déployer des actions concrètes en faveur de la formation à l’IA – Code – Low Code – No Code. Cette formation INDUSTRIE 4.0 est certifiante et reconnue par l’état.  Grâce au CPF, le reste à charge pour l’entreprise est très réduit : environ 500€ HT par stagiaire.

Dyna/Extrait du livre blanc IMPACT AI 2020

1ère ligne de force : l’IA est un outil informatique, rien qu’un outil informatique

Tous nos interviewés sont en accord avec ce point. Dans l’état actuel de la connaissance et de son déploiement, l’Intelligence Artificielle n’a pas vocation à se substituer à des relations entre humains, par nature complexes. Même des relations qui peuvent paraitre purement transactionnelles et donc potentiellement « simples » ne sont pas à aujourd’hui prises en charge correctement par l’IA. La capacité de gestion de l’inattendu par les machines reste faible voire inexistante et donc l’être humain y conserve toute sa place.

2ème ligne de force : la réussite de l’implantation des techniques d’IA oblige à rapprocher experts de la technologie des experts du métier.

Au-delà du sens que l’on donne au projet de robotisation par exemple, il est indispensable de comprendre les données – porteuses de « biais métiers » – pour les experts de data mobilisés notamment si on est dans une approche prédictive, et d’acculturer les acteurs métiers aux usages, aux limites et aux bénéfices attendus de la technologie. Concevoir un produit sans ce mélange en équipe projet peut conduire à des déconvenues.

3ème ligne de force : le management doit être très impliqué

À la fois parce qu’il a une connaissance des compétences maitrisées actuelles et qu’il faut qu’il confronte cette réalité à ce qui est attendu dans le futur, comme dans toute transformation, mais aussi parce qu’il assure la nécessaire conviction. Ce sont des « business transformers », eux-mêmes supportés par un sponsorship explicite et fort du top management. Le management est aussi garant de la réplicabilité du processus transformé ailleurs dans l’entreprise, avec les experts de la technologie, au risque de retour sur investissement limité.

4ème ligne de force : l’implantation de l’IA doit être « ethic by design »

On ne doit pas éviter le sujet de l’éthique car il est aussi au cœur de la réussite. Si l’IA peut susciter de la crainte, c’est qu’on peut lui prêter L’IA et les métiers, qu’est ce qui change ? de la puissance qu’elle n’a pas. Certes l’IA dépasse l’être humain sur des calculs massifs mais l’IA est limitée sur la compréhension de contexte nouveau. Il lui faut de la masse de données pour avancer. Mais quand cette masse est là, l’éthique doit y être aussi, notamment quand le prescriptif apparait. Pouvoir induire la « couleur » d’une relation entre êtres humains par le calcul probabiliste, « changer » le cours des événements, certes positivement, cela pose nécessairement question. Et tout à chacun est questionné quelque soit son positionnement dans l’usage de la technologie. Si on veut de l’acceptation, il faut éclairer ce pan du projet qu’on veut conduire pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté et ce, au-delà des obligations existantes du fait de la réglementation.

5ème ligne de force : l’IA est autant un facteur de productivité que d’opportunités

À ce stade, les usages gagnants restent, à grande échelle, d’abord ceux liés à la robotisation ou aux grands calculs probabilistes à exploitation immédiate comme les techniques de « next best action ». On peut donc y voir d’abord une augmentation de la productivité des organisations avec de fait un effet négatif sur l’emploi. Cependant, il est rare de constater que cela ne va pas de pair avec des acteurs compétitifs et en capacité dès lors de déployer ou redéployer de la ressource en R&D ou en création de nouvelles valeurs. Il apparait que nous sommes encore en phase d’adoption de la technologie et que personne ne sait encore décrire exactement tous les apports de la technologie en termes de nouvelles activités. Ce n’est d’ailleurs pas une question de taille ni de secteurs.

6ème ligne de force : l’IA est un facteur de développement du capital humain

Si l’on prend le secteur de l’éducation, l’IA, par la capacité de personnalisation des parcours qu’elle permet, est un facteur d’inclusion. Cela est vrai pour tous les âges de l’acquisition de connaissances. Évidemment la recherche scientifique profite, par exemple, en santé de la puissance des outils d’apprentissage profond pour rendre plus simple et plus précis des diagnostics vitaux. Il est évidemment indispensable qu’au-delà des personnes naturellement préparées à l’acquisition de nouvelles compétences, l’ensemble de la population puisse bénéficier « d’humanités numériques » pour à la fois comprendre les enjeux de la technologie mais aussi les possibilités pour chacun et la collectivité.

Membres IMPACT AI: Accenture, Adecco, Arthur D. Little, AXA, Axionable, Bleckwen, Boston Consulting Group, Groupe Bouygues, Brennus Analytics, Burgundy School of Business, Capgemini, CFE CGC, CGI France, Christophe Denis, Craft AI, Data Expert, DCBrain, Deloitte Conseil, Devoteam, DXC Technology, Dynacentrix, Econocom, Enedis, Epita, Faurecia, France is AI, Grande Ecole du Numérique, Grenoble Ecole de Management, Groupe Calliope, Groupe ISG, Groupe RATP, Groupe Vyv, Institut des actuaires, InVivo Group, La Poste, Le Cercle InterElles, Magellan Partners, MAIF, MakeSense, Mathilde Aglietta, MBADMB EFAP, Microsoft, Orange, PricewaterhouseCoopers, Romain Dichampt, SAS Financière Hervé, Schneider Electric France, Sicara, Simplon, SKEMA, SNCF, Soprasteria, Substra Foundation, Talan Group, Telecom Paris Tech, Thales, Vekia, Wavestone, Wild Code School

Cordialement,

Jean-François Dessaux
Directeur